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Productivité et qualité : le traducteur augmenté

23.02.2018

Connaissez-vous l'outil incontournable du traducteur qui travaille pour les entreprises ?

 

Pourquoi le logiciel de TAO (Traduction Assistée par Ordinateur) est-il irremplaçable et complémentaire du traducteur humain assis derrière son écran ?

 

Au-delà du modèle statistique traditionnel dit à mémoire de traduction, la technologie offre aujourd'hui des fonctionnalités de traduction de nouvelle génération dites adaptatives ou neuronales, souvent testées d'abord par Google et disponibles dans certains outils (voir mon dernier paragraphe).

 

Ces logiciels (personnellement j'utilise SDL TRADOS STUDIO 2015) permettent de traduire + de contenu, + rapidement en assurant une meilleure qualité, notamment en termes de cohérence. Dans tous les cas, il reste beaucoup de travail au traducteur humain car en moyenne seulement 10% d'un texte est traduit automatiquement correctement. C'est déjà ça de pris :)

 

Les 3 performances principales de la TAO :   

 

1) Intégration des règles typographiques de chaque langue. Une fois celles-ci programmées, l'outil adapte automatiquement certaines touches (comme le guillemet français vs l'anglais) ou propose des corrections. 

 

2) La mémoire des traductions passées :

 

Imaginons un traducteur travaillant régulièrement pour un client nommé ARTHUROL.

 

À chaque nouveau projet Arthurol, le traducteur dispose de la mémoire de traduction (MT) et de bases terminologiques spécifiques à ce client.

 

La base terminologique est un glossaire des principaux termes utilisés par l'entreprise avec leur traduction (exemple : retailer = distributeur...). Objectif : la cohérence de traduction dans le temps. Si un mot de cette base apparaît, une fenêtre apparaît dans le logiciel afin que le traducteur utilise le terme validé. 

 

La mémoire de traduction est le véritable moteur du logiciel de TAO.

De traductions en traductions, elle répertorie des couples bilingues au niveau d'une unité de texte aussi appelée "segment" (soit environ une demi ou un quart de phrase). Objectif : la productivité et la cohérence.

 

Tout nouveau projet est ainsi découpé automatiquement en unités de texte par le logiciel (regardez la colonne de gauche sur l'image ci-dessous). Le traducteur tape sa traduction dans la colonne de droite. Ce découpage est modifiable manuellement si on le souhaite.

 

Lorsqu'une phrase déjà traduite par la passé se retrouve dans le nouveau document, y compris des années plus tard, la traduction correspondante sera automatiquement proposée au traducteur qui n’aura qu’à la valider.

Mais si la correspondance est partielle (pas la même phrase à 100%), le logiciel propose aussi une traduction que le traducteur peut facilement post-éditer c-a-d corriger en mettant à jour un nombre ou en modifiant un mot ou deux avant de passer au segment suivant.

 

Une partie du processus de traduction est donc automatisée. Éliminées les tâches manuelles bêtes et répétitives ! (par exemple : un titre qui se répète sur 45 diapositives, un descriptif produit ou une mission d'entreprise qui revient régulièrement...).

 

Imaginons également que le client renvoie une version 2 de son document source avec des ajouts et modifications : grâce à la MT, le traducteur n'a pas tout à retraduire. Les variations apparaîtront facilement à l'écran. 

 

3) Dernier avantage énorme : lecture et respect de presque tous les formats de fichier

 

Cf image ci-dessous : traduction d'une plaquette InDesign en 2016 (27 000 mots).

 

Votre traducteur n'a pas besoin de disposer de tous les logiciels pour traduire et conserver le format d'un document.

 

L'outil de TAO intègre de nombreux formats de fichier (XML, InDesign notamment).

Ainsi tout le travail de PAO (de InDesign par exemple) est conservé.

 

Evidemment, c'est une fonctionnalité très utile pour les fichiers web ou pour les présentations Power Point ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et dans le futur ?

 

Les derniers logiciels comme LILT (une startup créée en 2015 par des anciens de Google Translate) ou la version 2017 de l'outil très utilisé TRADOS intègrent une mémoire de traduction adaptative c'est-à-dire une solution qui tient compte de l'avancée du traducteur dans le nouveau document en temps réel. La machine apprend au fil de l'eau  en observant comment le traducteur travaille. Elle fait des suggestions de grande qualité qui sont inspirées du travail en temps réel du traducteur (et pas uniquement de la mémoire de traduction parfois trop datée et très figée). 

 

Pour avoir testé LILT lorsque l'outil était gratuit et à l'essai, c'est vraiment bluffant. Cela permet de dépasser facilement les 500 mots par heure au lieu de 250 en mode manuel ! Cela fait 50% de productivité en plus. 

 

Enfin, LILT a annoncé en novembre 2017 le lancement d'un fonctionnalité adaptative neuronale qui imiterait le cerveau humain. La machine observe le fonctionnement du traducteur, ses préférences et lui fournit des suggestions adaptées tenant compte aussi du contexte de la phrase entière (et non plus d'une unité de texte plus réduit).

 

On parle de neural feedback loop, un cercle virtueux entre la machine et l'humain.

 

 

À lire  :

La traduction neuronale : https://coursefinders.com/fr/blog/5066/quest-ce-que-la-traduction-neuronale

 

https://lilt.com/#!#support

 

 

N'hésitez pas à commenter ce post s'il vous a plu ou ajouter votre commentaire.

 

Merci d'avance !

 

Nathalie

 

 

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